Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a estimé que l’appel à la journée « ville morte » lancé le mercredi 3 juin par l’opposition n’a pas suscité l’adhésion escomptée. S’exprimant ce jeudi 4 juin lors d’un briefing de presse consacré notamment à la riposte contre Ebola, le ministre de la Communication et Médias a affirmé que les activités se sont poursuivies normalement dans plusieurs secteurs de la capitale.
Patrick Muyaya a indiqué que les institutions publiques ont fonctionné et que les citoyens ont vaqué à leurs occupations habituelles.
« Je crois que vous avez constaté avec moi que la ville était si vivante et que ceux qui devaient vaquer à leurs occupations l’ont fait », a-t-il déclaré, évoquant notamment la tenue d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres au cours de cette journée.
Le porte-parole du gouvernement a également critiqué les méthodes utilisées, selon lui, pour soutenir le mot d’ordre de l’opposition. Il a accusé les promoteurs de cette mobilisation d’avoir eu recours à des contenus manipulés et à des messages de nature à semer la peur au sein de la population.
« J’ai vu des deepfakes, des vidéos manipulées de la ministre de l’EPST, j’ai vu des communiqués truqués, j’ai vu qu’il y avait des messages d’intimidation, des messages d’appel à la violence », a-t-il affirmé.
Pour Patrick Muyaya, le faible impact de cette opération traduit le rejet, par une partie de la population, des stratégies fondées sur l’intimidation et la peur. Le ministre a également relevé ce qu’il considère comme des contradictions chez certains acteurs politiques aujourd’hui opposés à la réforme constitutionnelle, alors qu’ils avaient soutenu des initiatives similaires par le passé.
« Le peuple a besoin d’un esprit de vie. Lorsque vous prêchez la mort, vous intimidez, vous manipulez dans l’objectif de semer la peur, je pense que ce n’est pas le meilleur chemin », a ajouté le porte-parole du gouvernement.
Patrick Muyaya a assuré que l’exécutif entend poursuivre ses priorités, notamment la riposte contre l’épidémie d’Maladie à virus Ebola et les efforts visant au rétablissement de la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo.
Horace M.