Le sit-in organisé par l’opposition ce vendredi 12 juin devant le Palais du peuple à Kinshasa a dégénéré en affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Plusieurs personnes ont été blessées au cours des échauffourées, dont l’opposant Martin Fayulu, aperçu le visage ensanglanté au milieu de ses partisans sur le boulevard Triomphal.
Des tirs de gaz lacrymogène, des mouvements de foule et des jets de projectiles ont marqué cette journée de mobilisation contre le projet de référendum et de révision constitutionnelle. Plusieurs militants blessés ont été évacués à bord de véhicules de la Police nationale congolaise, tandis que les forces de sécurité renforçaient leur présence autour des institutions publiques.
La tension ne s’est pas limitée aux abords du Palais du peuple. Des permanences de partis proches de l’opposition ont également été prises pour cible. Des militants du Fonus et de l’ADDCongo ont dénoncé des actes de vandalisme ayant entraîné la destruction de meubles, de chaises et d’autres biens dans leurs sièges respectifs.
Les responsables de ces formations politiques accusent des militants de la Force du progrès et des sympathisants de l’UDPS d’être à l’origine de ces incidents. Face à la montée des tensions, des policiers et des militaires ont été déployés dans plusieurs secteurs de la capitale afin d’empêcher une aggravation de la situation et de rétablir l’ordre public.
Ces violences interviennent dans un climat politique particulièrement tendu autour de la loi référendaire et du débat sur une éventuelle révision de la Constitution. Elles traduisent la profonde fracture qui oppose actuellement la majorité et l’opposition sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
Horace M.