Le groupe parlementaire d’opposition « Ensemble pour la République » a refusé de participer, mercredi 27 mai, aux travaux de l’Assemblée nationale consacrés à l’examen de la proposition de loi sur l’organisation du référendum en République démocratique du Congo. Les élus de Moïse Katumbi dénoncent une initiative qu’ils jugent liée à un projet de révision constitutionnelle favorable à un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi.
Dans une déclaration faite avant l’ouverture de la plénière, les députés d’« Ensemble » ont accusé la majorité présidentielle de vouloir engager un débat institutionnel sensible alors que plusieurs territoires de l’Est du pays restent sous menace sécuritaire. Le groupe estime que les priorités nationales devraient plutôt porter sur la guerre dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ainsi que sur la situation humanitaire des populations déplacées.
Les élus de l’opposition critiquent également ce qu’ils qualifient de « forcing politique » autour de la proposition portée par le député Paul Gaspard Ngondankoy. Selon eux, ce texte pourrait ouvrir la voie à des modifications constitutionnelles susceptibles de remettre en cause l’alternance démocratique prévue en 2028.
Le groupe parlementaire affirme que le maintien de l’état de siège dans certaines provinces et l’occupation de plusieurs zones par la rébellion de l’AFC/M23 rendent inopportun tout débat sur un référendum. Les députés d’« Ensemble » considèrent qu’un tel processus risque d’accentuer les tensions politiques dans un contexte déjà marqué par de fortes divisions entre pouvoir et opposition.
Horace M.